Quelle attitude mentale développer dans la pratique du yoga ?

Lorsque nous pratiquons le yoga, nous ressentons peut-être que notre mental se modifie au cours de la séance. Nous sommes tout d’abord agités, des pensées extérieures nous traversent : pourquoi mon collègue a-t-il réagi de cette façon ? Qu’est-ce que je vais faire à manger ce soir ? Est-ce qu’il y a un reste à réchauffer dans le frigo ? Tiens, je n’avais pas remarqué cette nouvelle personne dans le cours de yoga… Nous ne devons pas juger ces pensées. Mettre un certain temps à se poser, à revenir vers soi est une chose tout à fait normale : cette attitude mentale est propre à notre condition d’être humain. Nous devons cohabiter avec un mental bruyant, qui ne nous laisse jamais au repos. Ce mental est comme un singe fou qui saute de branche en branche.

Nous sommes sous l’emprise de conditionnements (familiaux, sociaux et culturels). Les Occidentaux ont par exemple le conditionnement de la performance et de la compétition. À leur début, ils cherchent dans leur pratique du yoga à réaliser une posture parfaite au mépris de leur corps et au risque de se faire mal… Le yoga propose d’apaiser le mental et de reprendre le contrôle de notre attention qui est sans cesse sollicitée par notre environnement. Une attention portée sur le corps et le souffle.

Voici quelques réflexions qui favorisent l’attitude mentale juste pour la pratique du yoga :

  • Je n’ai rien à prouver, ni aux autres ni à moi-même.
  • Je porte mon attention sur les sensations internes de mon corps et sur la respiration.
  • C’est le silence des pensées. Mon mental se tait.
  • Si des pensées extérieures surviennent, je ne les chasse pas, je ramène mon attention sur le corps et le souffle. Je recherche la « stabilité » (sthira) dans la pratique, c’est-à-dire une faculté d’attention qui est « stabilisée dans une observation fluide et ininterrompue » (Claude Maréchal, commentaire du sûtra 46 du livre II de Patanjali, dans La quintessence du yoga).
  • Je ramène mon esprit à l’intérieur des limites de mon corps.
  • Mon état n’est jamais le même en début de séance. Chaque instant est unique. Je réévalue donc à chaque fois mon état du moment en fonction de l’heure, de ma fatigue, de mon corps. C’est l’esprit même du Viniyoga. J’ajuste ma pratique entre « l’effort juste » (prayatna) et « le relâchement » (shaithilya) (sutra 47 du livre II). De là naît le bien-être. Je peux alors explorer « le souffle infini de la vie » (sûtra 47) dans mon corps, ce qui passe par l’observation et l’allongement de la respiration.

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